La réponse de la direction reconnaît le contexte international et qualifie la situation de conjoncturelle. Elle rappelle également les mesures passées, notamment les augmentations de primes intervenues les années précédentes. Mais sur le fond, aucune réponse concrète n’est apportée aux difficultés actuelles.
La direction considère que les dispositifs existants sont suffisants et adaptés. Une position difficilement compréhensible au regard de la réalité vécue par les salariés aujourd’hui.
Sur la question du télétravail, pourtant recommandée au niveau national dans ce type de contexte, la direction renvoie la décision aux managers. Résultat : des pratiques hétérogènes selon les services, sans impulsion claire ni mesure collective.
Pourtant, favoriser davantage le télétravail, quand il est possible, représenterait une réponse immédiate, efficace et sans coût supplémentaire pour l’entreprise.
Ce positionnement interroge d’autant plus que notre entreprise ne fait face à aucune difficulté financière. Elle dégage au contraire des résultats solides. Dans ce contexte, des mesures temporaires et ciblées auraient été non seulement possibles, mais également justifiées :
– une augmentation exceptionnelle de la prime d’éloignement,
– la mise en place d’un chèque carburant pour les salariés qui viennent avec leur véhicule personnelle,
– ou encore des consignes claires en faveur du télétravail.
Autant de signaux concrets qui auraient témoigné d’une prise en compte réelle des difficultés rencontrées.
Les salariés attendaient une réponse à la hauteur de la situation exceptionnelle qu’ils traversent. Ils se retrouvent seuls face à leur problème avec une direction semblant ignorer leurs difficultés et en profond décalage avec les enjeux du moment.